| Photo : Orchestre de Paris (oui, oui, c'est mal. bon. Il me fallait un souvenir) |
Planning des réjouissances de mai :
Samedi 21 avril, 19h30 - Opéra Garnier
L'Histoire de Manon (musique : Jules Massenet ; chorégraphie : Kenneth Macmillan)
Clairemarie Osta (Manon), Nicolas Le Riche (Des Grieux), Stéphane Bullion (Lescaut), Alice Renavand (la Maîtresse de Lescaut)
Encore une fois, je dois à la sagacité de Joël d'avoir pu bénéficier d'une place Eco (moins chère qu'un ciné!), avec bonne visibilité garantie. Moi, je me suis contenté de veiller aux victuailles, pour meubler les entractes. Pain d'épices: check ; confiture de lait : check (au beurré salé et caramel!)
Passons rapidement en revue les personnages principaux :
* le corps de ballet, bien sûr, dans leurs costumes chatoyants de prince(sse)s (que j'ai pu fantasmer, gamine, sur des robes de ce genre), qui virevoltent, froufroutent quand les danseurs bondissent, tournoient et gambadent de ci-de là sur scène. Mais qui était ce jeune homme en costume pastel vert céladonâtre-opalino-turquoise qui, à chaque bond, reste suspendu en l'air une demi-éternité ? La mendiante-prostituée toute ébouriffée ? J'aurais du demander à l'experte rencontrée après le spectacle, étourdie que je suis.
* la musique. La chose n'était pas gagnée - les grands tuttis d'orchestre peinent à me convaincre : Massenet est trop friand de triangle pour trouver grâce à mes yeux. Ce grelin-grelin à haute dose fait siffler mes oreilles. Mais les très jolies interventions qu'il a réservées pour le violoncelle et le violon solo pardonnent bien des bévues d'orchestration. Et surtout, il aime le hautbois, qui le lui rend bien en retour. Le hautbois solo - qui aurait mérité d'être nommé étoile à l'issue du ballet, pardi - vole régulièrement la vedette aux danseurs, tranformant des pas de deux en pas de trois pour danseurs et hautbois, des pas de trois en pas de quatre et des pas de cinq en .. (etc).
* Lescaut, surtout pompette. Stéphane Bullion danse phénoménalement drôle et juste. On perçoit la concentration extrême du saoulographe qui s'applique pour marcher danser droit et plaf! s'emberlificote dans ses pieds ou dans ceux de sa partenaire, qui continue héroïquement de danser, pendant que son cavalier tremblote, trébuche, (on craint le pire pour le tutu de la danseuse, mais qu'on lui apporte vite un seau et une bavette !) puis s'effondre lamentablement. On se surprend à froncer le nez, c'est qu'on percevrait presque du fond de loge l'haleine envinée du danseur.
* Clairemarie Osta : il était grand temps que je la voie danser, elle part incessamment à la retraite du haut de ses quarante-deux ans et demie ! Je l'ai peut-être vue sans la regarder une fois ou deux (la Maison de Bernarda ? Oneguine ?). Ce soir, elle crève l'écran. Le rideau, la scène. Fascinée, j'observe son petit pied cambré, qui semble prendre une respiration, exactement comme les musiciens en fosse, puis s'approcher doucement du sol, comme ces mains dans l'ombre qui planent un instant au dessus des cordes des instruments, et enfin : ploum! l'extrémité de son chausson se pose sur le sol au moment où le ploum retentit. Il faudrait les voir, ses gestes diaphanes, parfaitement raccord avec la délicatesse du tapis de cordes d'en-dessous, où la voir augmenter l'intensiomètre de ses mouvements quand la masse orchestrale se met à rugir. La regarder danser embellit la musique (je n'irai pas jusqu'à dire que Massenet est génial, n'exagérons rien) et ouvrir grand les oreilles permet de mieux profiter de sa danse.
* et le personnage-invité-invisible : la mystérieuse alchimie entre des Grieux et Manon. Ça devrait être un peu absurde, cette romance-minute à peine trente secondes après leur rencontre, bien au contraire, elle coule de source. Quasi-palpable, leur complicité espiègle dans le premier acte, ou à l'acte III, la sollicitude attendrie de Des Grieux qui prend Manon par le coude, à bout de forces, une épave de tutu sur le dos, et la soutient alors qu'elle amorce quelques petits pas fatigués. Je ne verse pas des tonneaux de larmes, comme j'ai pu le faire pendant Onéguine, mais l'intensité discrète de cette relation est extrêmement touchante. A la fin du ballet, si les carottes sont cuites pour Manon et Des Grieux, on est soulagé d'apprendre (ah, ces expertes) que Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta ont (on leur souhaite) encore tout plein de beaux moments à partager devant eux à la ville. Ouf, tout va bien.
(A l'issue du ballet, deux Japonaises en grand kimono de soirée sortent du Palais Garnier puis traversent en trottinant, toutes geta claquetantes, le carrefour de l'opéra. Tenue manifestement peu ergonomique, mais que c'est beau !)
Aussi : Le Petit Rat, A Petits Pas, Joël
7.. Ruhe, meine Seele – Strauss
Nicht ein Lüftchen regt sich leise,
sanft entschlummert ruht der Hain;
durch der Blätter dunkle Hülle
stiehlt sich lichter Sonnenschein.
Ruhe, ruhe, meine Seele,
deine Stürme gingen wild,
hast getobt und hast gezittert,
wie die Brandung, wenn sie schwillt.
Diese Zeiten sind gewaltig,
bringen Herz und Hirn in Not -
ruhe, ruhe, meine Seele,
und vergiß, was dich bedroht!
Il n’y pas un souffle d’air,
dans un doux sommeil, le bois repose ;
par les sombres frondaisons
se glisse un clair rayon de soleil.
Paix, repose, mon âme,
tu as traversé de rudes tempêtes
tu as grondé, tu as tremblé
comme la vague quand elle se brise.
Ces temps sont violents,
qui mettent le coeur et l’esprit en détresse –
paix, repose-toi, mon âme,
et oublie ce qui te menace !
Et voici le programme d'avril :
Ils sont nombreux, les artistes qui proposent des académies ou master classes. La leçon de musique imaginée par Maria-João Pires est d’un autre genre et ce qui s’y passe n’a pas grand-chose à voir avec l’enseignement habituel du piano.
Les participants — certains professionnels, d’autres non — passent d’abord six jours à l’abbaye de Royaumont, en huis clos du 12 au 17 janvier). Il s’agira de les amener à déconstruire les schémas acquis, ceux des concours, ceux de la carrière.
Et à repenser le métier de musicien, en leur faisant rencontrer d'autres professionnels (programmateurs, médecins,agents...). Chaque élève doit enfin écouter les cours des autres, quitte à devoir sacrifier son temps de travail usuel au clavier.
Déstabiliser pour mieux rouvrir les possibles : on le sait, cela ne va pas sans crises, qui se résolvent au mieux, pour Maria-João Pires, en cuisinant ensemble. Car la pianiste conçoit sa mission pédagogique dans la continuité d’une manière de vivre.
La fin de la session se déroulera à la Cité de la musique, en public, les auditeurs étant invités à participer au débat avec les musiciens.
"Se lancer dans le métier de musicien d'orchestre, c'est comme prendre le train. On choisit un train, mais pas les voisins qui ronflent, râlent, hurlent au téléphone dans le compartiment"
"Il y a un problème de vocabulaire. En allemand, on dit Dirigent. En anglais, conductor. En français, "chef d'orchestre". Il n'est pas "chef", il "conduit" l'orchestre. Ceci dit, ça ne l’empêche pas de le mettre dans le fossé"
Le timbalier botte en touche, me renvoie à Christian Merlin : "..je ne peux pas répondre objectivement, je vais défendre mon bifteck..".
(c'était l'idée)
Christian Merlin : "certains instruments sont très difficiles , il est très difficile pour un corniste, par exemple, d'arriver à bout de certains œuvres, les lèvres craquent...."
(d'une, le violon est aussi un instrument très douloureux, de deux : ne détournons pas le sujet des timbales : un timbalier ne risque pas de se luxer l'épaule, même chez Bruckner, que je sache ?)
J'insiste un peu, on me dit "mais le rôle du timbalier est crucial ! Dans la 1ère de Brahms par exemple, il peut mettre en avance ou en retard tout l'orchestre !
(mais puisqu'il vient de dire lui-même que le reste de l'orchestre se débrouille pour le suivre ? C'est le reste de l'orchestre qui devrait bénéficier d'une prime ?!)
le jeu de Leonidas Kavakos est comme sa chemise noire à ronds noirs,doublée de rouge : sobre et élégant à l'extérieur, ardent à l'intérieur,mais surtout l'intensité de la fascination dans laquelle n'importe quelle œuvre jouée par Kavakos me plonge : j'emboîte le pas au soliste sans me faire prier, dans la promenade qu'il nous propose, d'humeur contemplative dans le mouvement 2, guillerette dans le mouvement 3, où soliste et orchestre se réchauffent en caracolant sur les joyeux grelin-grelins des traîneaux dans la neige.
Qu'est ce que je lui dis est-ce que j'ai un crayon viiiiite donne-moi ton crayon ah non je n'ose pas faudrait le demander en quelle langue l'autographe engrecenfrançaisenanglais Hugo me dit qu'il parle français mais ce serait discourtois en anglais alors mais qu'est ce que je lui dis et s'il ne comprend pas mon accent ...
Youpi, avec les hirondelles est arrivée la brochure de la saison 2012-13 de Pleyel ! Pour un concertivore, ouvrir la brochure, c'est comme déballer ses cadeaux de Noël. Comment résister au plaisir de partager avec vous mes questionnements, mes joies, mes ronchouillis quant à cette nouvelle saison ?
A tout seigneur tout honneur, commençons par l'Orchestre de Paris, qui a eu l'excellente idée d'envoyer la liste des concerts disponibles en abo à ses abonnés quelques jours avant l'annonce officielle de la nouvelle saison :
Adresse Mail de la Responsable RP et Marketing du COE@coeurope.org
Bonjour Klari, Merci pour vos commentaires enthousiastes sur Twitter et sur votre blog! Souhaitez-vous venir assister a la balance ce soir a 18h? Je peux vous attendre a l’entrée des artistes vers 17h45 et je vous ferai rentrer. Dites-moi si cela vous tente...
le contrebassiste, non pas lui, l'autre, est marié à une des violonistes dont la soeur aussi est au COE non pas elle d'ailleurs elle ne fait pas cette série par contre vous voyez non pas là juste à côté au pupitre de gauche il est marié à une italienne qui est une amie de lui là-bas ah au fait on va faire un cycle Schumann avec Nézet-Seguin l'année prochaine et le tromboniste est aussi mariée à une des cordes il y a plein d'autres exemples dans l'orchestre..Mais je décroche : Monsieur Haitink, à quelques minuscules mètres de nous, traverse le plateau en direction de son tabouret de chef ! Il s’assoit, puis attend paisiblement que les musiciens finissent de s'accorder, de se débriefer de leur week-end parisien avant d'inaugurer la répétition-raccord-balance. Une petite blague de chef qui les fait tous glousser et c'est parti.
Orchestre virtuose, manifestement très pressé (les cars devraient être en double stationnement rue du Faubourg Saint-Honoré). Cordes pléthoriques (16 V1, 14 V2 si j'ai réussi à bien compter): magnifique pâte sonore dans le mouvement lent de l'Eroica, c'est parfois moins convaincant dans les mouvements rapides.
J'ai eu le mal de mer pendant un quart d'heure ! Il dirige deux temps (ou était-ce deux mesures?) en avance !
Placé sous la direction du chef d’orchestre Marc Korovitch, l’ensemble KABrass sera enrichi pour ce concert d’un quatuor de cors. Trompettes, trombones, cors et tuba, ces instruments de musique, placés habituellement en fond d'orchestres, ont une couleur et une musicalité spécifiques qui permettent de produire un grande variété de nuances dans l'interprétation. Quand les cuivres entrent en scène, l'harmonie symphonique est rendue avec profondeur, éclat et subtilité."éclat et subtilité" ne sont pas tout à fait les termes que j'utiliserais pour décrire les cuivres -peut-être à tort, mais qu'importe, ce concert sera sûrement très bon !
Pour certains mélomanes parisiens, le Père Noël passe début mars. Quand Pleyel annonce sa saison suivante. Pour les balletomanes, le passage est plus précoce (la liste de "cadeaux" vient d'être déposée dans la cheminée). Je me lance dans un exercice que je n'ai pas pratiqué depuis (oh! si longtemps!) : la Lettre au Père Noël. Au Père Pleyel, si vous préférez.
Cher Père Pleyel,Voilà, c'est tout. Que trouve-t'on sur votre liste ?
Je m'appelle Klari et ai xx ans. J'ai été toute sage cette année, j'ai bien travaillé et ai gentiment chroniquetté tout plein de vos concerts (à peine une pique ou deux contre votre outilde distribution de cadeauxde billetterie, mais vous ne l'avez pas volé). Pensez bien à moi quand vos remplirez votre hotte :
J'ai très envie des cadeaux suivants :Sinon, cher Père Noël, je n'aurais à peine osé en rêver, mais merci mille fois d'avoir programmé le London Symphony sur un concert John Williams en mars 2013 !! Star Wars ! Indiana Jones ! Par l'inénarrable et sublimissime orchestre qui les a enregistrés ! Hiiiii ! Vite, l'abonnement : hors de question de risquer qu'il soit complet lors de l'ouverture des ventes de places hors abo.
- Huré! Gurlitt! je voudrais découvrir de nouvelles choses. Ca fait trois ans que je vous fréquente, cher Père Pleyel, et déjà je rencontrer certaines œuvres pour la deuxième, voire la troisième fois. David, cet expert en compositeurs inconnus m'assure que Huré, Gurlitt, Brimer et Zhivotov existent, pourrait-on en écouter un petit peu, pour voir ? [j'en ai un peu marre des trois ou quatre 7è de Beethoven annuelles, à vrai dire, cher Père P., même par le Concertgebouw (d'autant plus qu'elle n'était pas géniale du tout, la 7è de Beethoven jouée par le Concertgebouw)]. Je m'engage même à prendre un billet pour la symphonie de Rott, si elle est rejouée,
- De manière générale, pouvez-vous éviter de cumuler deux, voire trois facteurs inflationnistes sur le même concert : par exemple sur celui-ci on constate la convergence des facteurs suivants : 5è de Beethoven (coeff d'inflation du prix du billet = 1,4), + Gustavo Dudamel ( coeff= 1,9) + Philharmonique de Berlin ( coeff = 1,3).Ce concert devient ainsi hors de prix : ai-je une tête à payer 160€ pour un concert, ou même 55€ pour de la catégorie 4. ? Ce concert ne me dit en outre rien qui vaille - Dudamel, sur la 5è de Beethoven, je ne le sens pas du tout. Mais pas du tout. La chose est d'autant plus frustrante, que la même équipe joue à Berlin quelques jours plus tôt - mais avec Kavakos en soliste (aaah) avec une création de concerto (ooooh) et pour 70€ de moins (ooh). Continuez quand même si ce sont ces concerts qui vous permettent de financer les visites parisiennes de Bernard Haitink, mais invitez alors une deuxième fois chaque année le Philharmonique de Berlin, avec un autre chef moins onéreux - et avec un "programme-découverte". Sinon, je rognerai sur mon abonnement 2012-13 et m'offrirai à la place un ou deux billets d'avion+ et des billets d'entrée à la Philharmonie de Berlin à la place,
- Spira Mirabilis ! J'ai honteusement loupé le concert parisien des Spira Mirabilis, discrètement caché un samedi matin (tiens, encore une 7è de Beethoven) Pouvez-vous vite vite vite les faire revenir ? Tout plein de fois. Sur n'importe quel programme de leur choix. Mieux, offrez-leur une résidence parisienne et on n'en parle plus.
- Philadelphie ! J'ai cru lire dans la presse qu'il était question que Cleveland soit l'orchestre américain en résidence à la (future) Philharmonie. Philadelphie, non, plutôt ? Je suis tombée raide dingue de cet orchestre, je veux les revoir.
- Du Chamber Orchestra of Europe, évidemment. Mais avec de super chefs et des supers solistes. Genre Haitink et Kavakos. Mais pas les frères C. Je les aime bien, hein, les frères C, mais le Chamber Orchestra mérite mille fois mieux. Hilary Hahn !
- Je veux une saison grecque. J'ai un jour émis le souhait que l'Orchestre de Paris (ou tout autre orchestre parisien, d'ailleurs) organise une saison-Kavakos. Toutes les deux ou trois semaines, le Leonichou viendrait jouer un concerto différent. Joël avait eu l'air perplexe quand je lui ai suggéré l'idée, mais si le London Symphony invite le grand Leo pour une demi-douzaine de concerts sur la saison 2012-2013, pourquoi pas à Paris aussi ? (ou sucrez-moi les clauses d'exclusivité du contrat, qu'on puisse en profiter plusieurs fois dans l'année, du Leonino, avec des orchestres différents). Je veux aussi le récital Luganski-Kavakos, et une intégrale des sonates de Beethoven pour violon, avec n'importe quel pianiste, peu me chaut, pourquoi pas Enrico Pace, s'il est disponible. Mais ce serait plus confortable à la Cité de la Musique, on serait mieux installés. Qui sait, on pourrait peut-être apercevoir ces deux semi-divinités-helléno-russes au Café de la Musique après le concert,
- Et Harnoncourt, vite, une dernière fois, s'il vous plait. Avec le Chamber Orchestra of Europe, ou le Philharmonique de Berlin, ce serait divin.
- Et beaucoup de Xavier Philliiips ! (en concerto, en sonate, en quatuor, je suis preneuse.
Revenons quelques chroniquettes en arrière, à l'instant précis où Joël et moi longions la scène de la salle Pleyel peu avant ce concert de l'Orchestre de Paris, nous interrogeant sur la quantité et la position des contrebasses allongées sur scène. Je trouvais l'effectif réduit, lui, conséquent.
Nous touchions alors du doigt quelques une des Très Grandes Questions d'Orchestre Très Importantes relatives aux instruments à cordes : où, combien, pourquoi ?
LE BAROQUEUX : "Jouer Bach à plus de deux contrebasses, c'est sacrilège ! Bon, trois, à la rigueur."
LE GRAND-CHEF-BRUCKNERIEN-DES-ANNEES-CINQUANTE "Seulement huit contrebasses ?! Apportez-moi cinq ou six contrebasses et quelques dizaines de cordes, cet orchestre est un peu maigrichon
L'ALTISTE CHOQUE : "Ils jouent Mendelssohn avec neuf contrebasses ? 11 violoncelles ?? Mais ils se mettent à combien pour jouer du Bruckner ? Bourrins!"
En souvenir de l'époque pas si lointaine où, en répé d'orchestre, perdue dans ce labyrinthe de chaises et de pupitres, je demandais discrètement de l'aide à un confrère ("dis, euh, on s’assoit où?"), voici une chroniquette sur les chaises de violons. Commençons par le commencement :